– Réduire la pollution à Lyon

La pollution à Lyon et le 7ème

L’organisme ATMO Auvergne Rhône Alpes publie sur son site http://www.air-rhonealpes.fr/ les relevés en temps réel, journalier, mensuels, annuels de la pollution, avec des cartes à l’appui.
Voir par exemple : la carte de pollution en oxyde d’azote et la carte de pollution en particules fines dégagées notamment par les véhicules diesel.

La pollution dans le sud de Lyon (axe Nord-Sud et voies affluentes notamment le rond point Tony Garnier) et sur le périphérique dépasse les seuils autorisés par l’Union Européenne, entre 10 et 69 jours par an, selon le vent, notamment lorsque les « pendulaires » entrent en ville ou regagnent leur domicile après une journée de travail. Il y a une corrélation notable entre les ralentissements de la circulation et la pollution. Rappelons qu’en France, la pollution provoque par an 48 000 décès prématurés (500 à 800 sur la métropole) et donc tue 10 fois plus de personnes que les accidents de la route (une trentaine à Lyon).
La France et notamment Lyon sont d’ailleurs menacées de fortes amendes (80 à 100M€/an) par l’Union Européenne, pour des actions insuffisantes pour réduire la pollution.

La pollution par les oxydes d’azote est générée pour 2 tiers par le trafic et la pollution par les microparticules est générée pour un tiers par le trafic et pour au moins la moitié par le chauffage au bois.

La pollution et les fausses solutions des plans

Pour réduire la pollution par les microparticules à Lyon, il faudrait y interdire le chauffage au bois, comme c’est le cas en Ile de France.

Le PDU 2017  fixe des objectifs ambitieux de réduction de pollution.

Les solutions que propose le PDU 2017 reposent notamment sur le découragement la circulation automobile en particulier par des contraintes à la fluidité de la circulation.
L’expérience montre que cette solution ne fonctionne pas.

En effet, la pollution des véhicules thermiques croît de façon parabolique en dessous de 60km/h, augmente de 50% à 30km/h (dans les zones 30), double à 10km/h (cf : « Emissions routières de polluants atmosphériques » du SETRA, devenu CEREMA), est multipliée par 3 à chaque feu rouge, accroît de 50% à chaque ralentisseur (cf; Etude de Paul Höglund), est accrue par 4 ou 5 dans les congestions. De plus la fluidité diminue en dessous de 50km/h (cf: « Comprendre la circulation automobile » du CERTU). Le remède a donc un effet induit qui est bien pire que l’effet espéré.
De plus, les moteurs diesel, encouragés par le maintien d’une politique fiscale devenue insensée, qui émettent 5 fois plus de particules que les moteurs à essence, en utilisation urbaine, s’encrassent durablement à faible vitesse et encrassent leurs filtres à particules qui deviennent inopérants, ce qui aggrave encore le phénomène.

C’est ce que montre l’expérience de la dernière décennie. Le PPA (Plan de Protection de l’Atmosphère de 2014) prévoyait une diminution d’environ 50%. La réalité est toute autre.
Le trafic à Lyon a diminué en km parcourus (d’environ 10%, surtout dans le centre), grâce à l’accroissement des transports collectifs. La pollution individuelle des véhicules, grâce au respect de normes Euro de plus en plus sévères (5 fois), a notablement diminué, malgré une certaine triche des constructeurs. L’UFIC (Union Française des Industries Pétrolières) a simulé une diminution de la pollution d’environ 50%. Or, à cause des ralentissements provoqués et à cause des bouchons induits, on constate une diminution de la pollution due au trafic bien inférieure aux prévisions, de quelques pourcents sur les capteurs de référence de NOx de l’A7 à la Mulatière, de 20% à 30% pour les PM10 (micro-particules), notamment à Gerland.

Un brin d’espoir pour voir la pollution se réduire

Il appartiendrait donc à la municipalité, à Lyon et au Grand Lyon de tout mettre en œuvre pour accélérer la circulation au lieu de la ralentir et d’éviter à tout prix les bouchons et non de les favoriser.

Néanmoins, le remplacement progressif des automobiles thermiques par des véhicules respectant la norme Euro 6 devrait naturellement apporter progressivement quelques améliorations (sous 10 à 15 ans), mais trop progressivement et trop insuffisantes.
Avec des délais plus grands, avec l’amélioration des batteries, le remplacement des véhicules thermiques par des véhicules rechargeables (électriques ou hybrides rechargeables) et donc propres (et de plus non émetteurs de CO2 en France) aura un effet bénéfique trop différé, mais significatif, proportionnel au taux de remplacement, ceci quelle que soit leur vitesse.

Propositions du CIL Gerland Guillotière

Quant au CIL, concernant le 7ème arrondissement, il étudie et propose des solutions concrètes pour fluidifier la circulation, en espérant que la municipalité finira par les entendre.

Nous avons obtenu ainsi la synchronisation des feux de l’avenue Leclerc, sauf malheureusement le dernier feu (anti-synchronisé). Nous nous opposons à l’implantation de plateaux cours Jean Jaurès. Nous demandons le détournement du trafic du périphérique par un pont reliant le périphérique à l’A450, en attendant la réalisation du TOP retardé, faute de dotations suffisantes.