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Comment respecter le climat et réduire la pollution à Lyon

En passant

Le Plan Climat Energie, un sujet d’actualité

La ville de Lyon a lancé une grande consultation citoyenne sur le thème du changement climatique, du 4 Octobre  au 1er décembre 2018, « Parlons Climat », via son site civocraty, en vue d’enrichir son prochain Plan Climat Énergie Territorial (PCET). La version actuelle a été adoptée lors du Conseil Municipal de janvier 2013 et est applicable à l’horizon 2020.
Actuellement, les entités territoriales (région, département) sont censées rédiger un Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET), ce qui a été fait pour la Métropole de Lyon. L’apparition de la composante Air est en effet importante, car certains comportements comme se chauffer au bois, considéré comme favorable au Climat, ont des effets catastrophiques sur la qualité de l’air.

Les enjeux du climat et de l’air

Les enjeux d’éviter le réchauffement climatique

Les émissions de CO2 provoquent l’échauffement de la planète par effet de serre, ce qui induit un dérèglement funeste du Climat (Voir plus de détails dans l’article sur les enjeux du réchauffement climatique).
Il faut que chaque état, que chaque ville, que chaque individu mettre tout en œuvre pour diminuer ses émissions rapidement et dans un facteur 2 (au moins) pour les Français. Tel devrait être l’objectif fondamental des Plans Climat.

Les enjeux de la réduction de pollution

L’enjeu de la pollution est selon l’OMS d’environ 500 décès prématurés sur Lyon-Villeurbanne, à comparés aux 30 décès accidentels sur la route. Selon une étude récente du Centre International à la Recherche pour le Cancer, ramener la pollution au taux des villes les moins polluées permettrait d’éviter les trois quarts de ces décès annuels (Voir plus de détails sur la pollution lyonnaise dans notre page sur la Pollution à Lyon)
Réduire la pollution est donc un enjeu sanitaire de premier ordre.

Deux faux enjeux

Le Plan Climat prévoit également des actions pour :
– accroître le recours aux énergies renouvelables, comme l’éolien et le solaire ;
– diminuer l’énergie consommée.
Ces actions sont sans enjeu et bien pire particulièrement parasitaires par rapport à l’objectif principal : Faire le choix de sources énergétiques décarbonnées. 
La première aurait un trois effets désastreux :
– accroître nos émissions de CO2, (suivre le lien),
– provoquer des pannes récurrentes de notre réseau électrique,
– transformer la France en un pays pauvre et sous-développé.
Concernant le second objectif, il a été démontré scientifiquement (Shift project), une diminution (de 20% comme prévu dans le PCET) de l’énergie consommée réduirait le niveau de vie de la population concernée d’environ 13%.
Voir https://theshiftproject.org/mobilite-decarbonee/, ou lire « Décarbonons ! 9 propositions pour que l’Europe change d’ère » coécrit par Zeynep Kahraman, André-Jean Guérin et Jean-Marc Jancovici.

Ces objectifs additionnels (peu attractifs) sont contradictoires avec le besoin d’investir dans l’innovation, pour convertir nos consommation à l’électricité.

De plus, contrairement à l’hydroélectricité, les énergies renouvelables éoliennes et photovoltaïque ont le fâcheux inconvénient d’être intermittentes de façon aléatoire.
Il faudrait donc les stocker. Or, l’énergie éolienne stockée coûterait au mieux 7 fois le coût actuel de l’énergie en France et l’énergie photovoltaïque 11 fois (cf. les calculs d’un polytechnicien compétent : https://jancovici.com/transition-energetique/renouvelables/100-renouvelable-pour-pas-plus-cher-fastoche/).

Comment réduire nos consommations de combustibles

Nous réduirons nos émissions de CO2 par 2 voies :
– en choisissant l’électricité comme énergie,
– en réduisant les combustions,

Choisir l’électricité comme énergie

Il sera beaucoup plus facile de changer de source d’énergie que se passer d’énergie.

En effet, la consommation énergétique n’émet du CO2, que si elle est obtenue à partir de combustible. Il faut donc choisir la bonne source d’énergie pour réduire nos émissions de CO2. Pour s’en convaincre, voir http://cil-gerland-guillotiere.fr/?p=5762.
Les émissions de CO2 seraient réduites de plus de moitié, si simplement nous recourions autant que possible à de l’énergie était tirée du Réseau de Transport électrique Français (moins de 25gCO2/kWh).

Cela est possible pour se chauffer, et pour se déplacer.

Réduire nos consommations de combustibles

Les émissions de CO2 par les citadins sont faites en presque totalité pour satisfaire 3 besoins :
– se loger,
– se chauffer avec du combustible,
– se déplacer avec de combustible.
Nous expliquerons que nous pouvons y arriver en se logeant aussi bien, en se chauffant autant et en se déplaçant aussi vite.

Néanmoins, il serait certainement utile en plus d’éviter de se chauffer trop ou la fenêtre ouverte, ou bien d’utiliser davantage ce qu’on appelle les modes actifs (les jambes, le vélo, la trottinette…), chaque fois que ce n’est pas une contrainte majeure. Il est évidemment possible, également, de faire quelques économies d’énergie grâce au covoiturage ou à l’usage des transports collectifs.

Néanmoins, il sera toujours plus facile et surtout efficace pour les pouvoirs publics d’offrir une solution équivalente moins émettrice ou polluante que d’imposer aux citadins ou de leur imposer une réduction de commodité. La contrainte conduit systématiquement à l’adoption de stratégies d’évitement dont le résultat va à l’encontre du but recherché. 

Réduire les émissions de CO2  pour se loger

L’habitat émet du CO2 lors de la construction :
– soit de la fabrication en ciment,
– soit lors de la fabrication du fer, du verre.
Le ciment a émis près de 30% de CO2 lors de la réaction chimique qui à partir du calcaire (carbonate calcium CA2CO3) génère la chaux (CaO) nécessaire à la fabrication du ciment. De plus la réaction est obtenue à 900°C. Certains architectes propose la réalisation d’immeubles en bois, isolés en paille, selon par exemple le prototype Terra Nostra.

Immeuble prototype basse consommation, conçu par l'école d'architecture de Lyon

Immeuble prototype basse consommation, conçu par l’école d’Architecture de Lyon

Réduire les consommations de combustibles pour se chauffer

La réduction des consommations de combustible pour se chauffer implique :
– une bonne isolation des bâtiments,
– l’abandon du fioul et du gaz au profit d’une utilisation astucieuse de l’électricité.

Réduire les consommations énergétiques par l’isolation des bâtiments

L’isolation des bâtiments permet une réduction évidente des dépenses de chauffage, mais avec un retour sur investissement variable et délicat à chiffrer. Il serait intéressant que les études soient faites en ce sens, et vraisemblablement financées. Concernant la réalisation, nous suggérons que des prêts soient accordés par des organismes publics, à des taux nuls ou faibles, toutes les fois que le retour sur investissement est remboursable par les économies de chauffage réalisées, dans un délai raisonnable de prêt.

Réduire les émissions de CO2 grâce aux pompes à chaleur

Concernant le chauffage, l’usage des combustibles (fioul et gaz) s’est répandu, car l’utilisateur récupère dans son appartement la majeure partie de l’énergie concentrée dans le carburant, contrairement à l’électricité où il n’en récupère qu’un tiers. Pour se chauffer, le bois est une solution, mais à exclure en ville, car la fumée émise (avec un foyer fermé flamme verte 7 étoiles) contient 1000 fois la dose de microparticules acceptable par nos poumons et certains jours elle ne peut plus se diluer suffisamment. Restent les pompes à chaleur (climatiseurs utilisés pour se chauffer), qui pompent des calories naturelles dehors pour les transférer à l’intérieur. A chauffage égal, l’énergie nécessaire au pompage est environ 3 fois moindre que celle dissipée par la combustion. Cela fait de ce moyen une solution à la fois économique et évitant les émissions de CO2. Il faudrait bien évidemment n’utiliser que des fluides internes (frigorigènes) qui n’ont presque pas d’effet de serre et que la chimie a récemment rendu disponibles, comme la loi l’impose.

Généraliser les pompes à chaleur éviterait jusqu’à environ 20% des émissions de CO2 !

Réduire les consommations de combustibles pour se déplacer

Par ailleurs, les déplacements font partie des besoins vitaux de la population. Il sera donc plus acceptable et donc facile à obtenir à court terme, de faciliter la conversion des déplacements à l’électricité, émettant peu de CO2, que d’imposer aux citadins des contraintes aux déplacements ou des solutions peu commodes. Il faudrait notamment que l’urbanisme nous aide à disposer de garages équipés pour recharger des voitures électriques ou hybrides la nuit (plutôt que d’en limiter le nombre comme le prévoit le PDU) et aussi multiplier les points de recharge (alimentés par l’hydroélectrique) pour recharger le jour (en recharge lente). Les voitures électriques sont faciles à fabriquer, dure longtemps (hors batterie), mais sont encore trop chères aujourd’hui. Elles ne sont guère rentabilisables avant 100 000km environ, donc en 5 ans pour ceux qui parcourent 100km/j, 200j/an). Mais cela va changer dans quelques années, avec des batteries au sodium et sans métaux rares notamment. De plus, les Engins de Déplacement Personnels Electriques vont se multiplier.

Développer les modes actifs

Le développement des modes actifs, est intéressant s’il évite d’utiliser un véhicule thermique. Grand défi pour Lyon de savoir s’y adapter.

Pour cela, il conviendrait d’abord de sécuriser les déplacements des piétons, des cyclistes et aussi des engins de déplacement personnels électriques.
La cohabitation des véhicules, des cycles et EDP et des piétons devrait se faire partout sur des voies séparées. La difficulté est que la rue a été conçue pour 2 types d’usages et pas 3.

Il fut donc assurer partout la continuité des parcours piétons d’une part, cyclistes d’autre part. Cela signifie qu’il faut définir un ensemble de sites remarquables et fréquentés et les relier entre eux par un maillage de parcours piétonniers (trottoirs) d’une part et de pistes d’autre part. Chacun doit être adapté au mode (suffisamment large et plat pour les poussette et les PMR, bien roulant par exemple pour les cyclistes). Pour la sécurité, chaque parcours doit être physiquement séparé des autres pour éviter les intrusions dangereuses par des bordures franchissables, distinguables (hauteur, couleur) des autres parcours. Le maillage doit être suffisamment serré pour que les accès à ce réseau et depuis ce réseau pour atteindre sa destination restent limité en distance.
L’objectif de km doit être abandonné au profit d’un objectif caractérisant la continuité du maillage de ce réseau.

Faciliter l’intermodalité

Il faudrait construire d’immenses parcs-relais aux portes de la ville, pour que les 200⋅000 navetteurs quotidiens y déposent leur véhicule thermique pour adopter une mobilité électrique (non seulement collective, mais aussi individuelle pour être financièrement supportable par la collectivité). Rappelons que la capacité des transports collectifs actuels serait bien incapable d’assurer le débit de ces 200 000 navetteurs qui travaillent en ville, lors d’une journée sans voiture.

Pensons aussi à des transports collectifs fluviaux pour utiliser le Rhône et la Saône ou les transports aériens, bien moins coûteux à construire que des trams ou des métros, pour franchir les cours d’eau et les collines. Cette conversion à la mobilité électrique pour les déplacements en ville économiserait (en ville) environ 30% du CO2 émis et supprimerait la pollution aux oxydes d’azote et la majeure partie de la pollution par les microparticules.

 

Pour…

Propositions pour le Climat

Pourquoi ?

Comment ?
Des transports collectifs moins polluants ou électriques Un métro reliant le plateau Ouest, à l’hyper-centre. Sa fréquence, sa rapidité, sa capacité en faisant le mode de transport le plus utilisé et le plus économique au km-voyageur (malgré le fort investissement). Selon un trajet alternatif avec celui de la ligne D
Trolleybus et bus au bioGNV (ou à batteries) Pour servir d’exemple en ville et éviter le diesel polluant A choisir selon la fréquentation
Electriques, aériens, à faible investissement au dessus du trafic Sans accroître les congestions,

 

Télécabine de St Fons à Limonest pour délester l’A7
Supraways circulaire
Les véhicules individuels électriques Automobiles, tricycle et scooters… à motorisation électrique rechargeable sur la chaussée et la nuit en garage. Mus par l’énergie électrique française propre. Agréables en ville, avec une consommation proportionnelle à la vitesse et des coûts en baisse Suffisamment de garages équipés en ville et de bornes en libre-service

 

Pourquoi utiliser l’électricité pour sauver le Climat

En passant

Quelle source d’énergie minimise les émissions de CO2 ?

En effet, la consommation énergétique n’émet directement du CO2 (gaz à effet de serre) que si elle est obtenue à partir de combustible. Par exemple 500gCO2/kWh à partir de gaz et 900gCO2/kWh, à partir de pétrole, 1000gCO2/kWh, à partir du charbon.
A cela, pour être complet, il faut cependant ajouter les émissions de CO2 pour fabriquer les moyens de production : le béton pour fabriquer la centrale, le fer pour fabriquer les éoliennes ou les pylônes du réseau, le verre pour fabriquer les panneaux photovoltaïques et aussi l’énergie pour les démanteler un jour.

L’électricité française est fabriquée essentiellement avec des centrales nucléaires (77%) et hydrauliques (13%) et de moins en moins par des centrales thermiques au charbon, au fioul, au gaz pour 5% d’énergie au combustible fossile. Le taux de renouvelable est limité à 4%.

Les centrales hydroélectriques n’émettent pas de CO2 à l’utilisation. L’exploitation des centrales nucléaires de l’ordre est de 4gCO2/kWh, dus à l’enrichissement préalable de l’uranium. Il faut rajouter quelques grammes pour tenir compte du CO2 émis lors leur construction et de la réalisation du réseau de transport. Comme on le voit, en comparaison avec les sources thermiques, c’est négligeable (plus de 100 fois moins).

Le réseau électrique fournit quelques pourcents d’énergie éolienne et solaire. Contrairement à ce qui est sous-entendu dans les écrits, les énergies renouvelables émettent plus de CO2 que l’énergie d’origine nucléaire. L’énergie éolienne émet sur sa durée de vie de l’ordre de 20gCO2/kWh, car il faut bien fabriquer les composants, en général dans des pays (Chine, Allemagne, Pays bas… où les émissions de CO2 sont des dizaines de fois supérieures à celles de l’électricité française). De plus ces valeurs ne prennent pas en compte les inconvénients dû au caractère aléatoire de cette source d’énergie qui imposerait un stockage fortement consommateur de CO2 (plus de 100g de CO2 si le stockage est fait par des batteries) et surtout d’un coût aujourd’hui prohibitif. Comme le démontre Jean Marc Jancovici, expert reconnu, le recours intégral à l’éolien multiplierait le prix de l’électricité par 7 et le recours au solaire par 11.

Le bilan est encore bien supérieur avec des panneaux photovoltaïques fabriqués en Chine (de l’ordre de 80gCO2/kWh), alors que beaucoup de personnes pensent le contraire. De plus, ceux-ci ne fournissent aucune énergie en période de pointe, alors qu’on en manque.
Le graphique ci-dessous montre ces valeurs, avec une ordonnée logarithmique compte tenu des écarts énormes.

De plus, contrairement à l’hydroélectricité, les énergies renouvelables éoliennes et photovoltaïque ont le fâcheux inconvénient d’être intermittentes de façon aléatoire.
Si on ne stocke pas ces énergies aléatoires, au delà du taux (actuel) de 3% d’énergie aléatoire, le réseau électrique français va risquer de devenir instable et donc de tomber en panne régulièrement, En effet, si par exemple le vent tombe en moins d’une heure, sur la côte atlantique très équipée en éoliennes (ce qui arrive), il faudrait compenser la perte de puissance due à cette chute rapide (-3%/heure). Il faudrait donc que la moitié des centrales nucléaires (peu réactives) soient en sous-charge pour fournir suffisamment vite le surcroît de puissance nécessaire (+6%/heure*disponibilité). Or, en moyenne la sous-charge est seulement de 25%. Certes l’hydraulique est là, mais utilisé de préférence pour combler les variations rapides de consommation.

Il est donc impératif de stocker les énergies aléatoires. Or l’énergie éolienne stockée coûterait au mieux 7 fois le coût actuel de l’énergie en France et l’énergie photovoltaïque 11 fois (cf. les calculs d’un polytechnicien compétent) : https://jancovici.com/transition-energetique/renouvelables/100-renouvelable-pour-pas-plus-cher-fastoche/.

Voir aussi la publication :
https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/Le-cout-exorbitant-des-energies-renouvelables ou si vous souhaitez une lire une étude complète et sérieuse :
https://jancovici.com/transition-energetique/renouvelables/100-renouvelable-pour-pas-plus-cher-fastoche/.

Les émissions de CO2 de l’électricité française

EDF publie ses émissions mensuelles. Nous fournissons ci-après l’évolution des émissions de 2002 à 2018. Ces émissions diminuent au cours du temps, car le recours au centrales thermiques est aléatoire et a été réduit au cours du temps.

Evolution mensuelles des émissions de CO2 par EDF

Evolution mensuelles des émissions de CO2 par EDF

EDF conserve cependant en 2018 : 5 tranches de centrales au charbon soit une puissance de puissance 3GW (5% de la puissance nucléaire installée) et une vingtaine de centrales à gaz, dont 14 à cycle combiné (6GW), qui ont l’avantage de pouvoir fournir rapidement les excédents d’énergie nécessaires au réseau. Mais ces centrales ne sont utilisées qu’en cas de nécessité.
Grâce à cela, la production d’électricité en France émet de moins en moins de CO2, sauf lorsqu’il faut importer une part d’électricité étrangère, notamment allemande, où elle fabriquée essentiellement au charbon. Le bilan d’EDF annonce en 2018 une moyenne de l’ordre de 22gCO2/kWh, ce qui est très peu comparativement aux autres nations européenne.

Minimiser le coût de l’énergie

Pour améliorer que les comportements du citadin s’améliore, il est plus simple de lui offrir des solutions qu’il considère comme attractive.Pour cela, il faut pouvoir investir et donc par ailleurs faire le choix des solutions les plus économiques possible, notamment en matière de dépense énergétique.
Le coût de l’énergie est important. Il dépend du coût de sa fabrication et de sa mise à disposition en temps utile et implicitement des coûts cachés et destructifs de son utilisation. En compilant de nombreuses sources de données (comme celui d’experts, de l’OCDE, de la Cour des Comptes, de la Banque Mondiale, d’EDF etc.), nous avons réalisé le diagramme suivant qui représente le coût de l’énergie selon sa source (en 2018).
Ce coût de l’électricité inclut les coûts :
– de construction et de démantèlement des centrales, éoliennes, panneaux…
– d’exploitation,
– du combustible, en 2018, mais dont les cours évoluent,
– du raccordement au réseau électrique,
– de la maîtrise de la source, autrement dit des sources de secours si indisponibilité,
– du coût du carbone.
Toutes ces données ne sont que des moyennes approximatives. Néanmoins, compte tenu des ordres de grandeurs très différents, nous considérons que le résultat figure bien la réalité.

Coût de l'énergie par source

Coût de l’énergie par source

On note que le caractère aléatoire des énergies éolienne et photovoltaïque en rend la possibilité de développement massif totalement irréaliste, pour des raisons techniques et économiques. Les énergies encadrées, qui sont les plus intéressantes sont celles utilisées en France. Elles sont à la fois économiques et peu émettrices de CO2. C’est pourquoi notre électricité est 2 fois moins onéreuse que la moyenne allemande, et bien moins émettrice de CO2 (comme vous pouvez vous en assurer à l’instant par l’image suivante, et en temps réel, en cliquant dessus).

Empreinte carbone des électricités européennes

Empreinte carbone des électricités européennes

Conclusion

Pour réduire nos émissions de CO2 impliquées par nos besoins énergétiques, il faut donc la tirer du Réseau de Transport Electrique Français. (moins de 25gCO2/kWh en 2018) et pas des produits pétroliers.

Si vous en doutez, je vous conseille aussi la lecture de l’étude de l’OCDE : https://www.oecd-nea.org/nsd/reports/2012/nea6887-role-nuclear-low-carbon.pdf

 

Les enjeux du réchauffement climatique

En passant

Evolution des précipitations provoqué par le dérèglement climatique

Evolution des précipitations provoqué par le dérèglement climatique, selon le GIEC

Le dérèglement climatique est dû à l’effet de serre des gaz émis dans l’atmosphère, notamment le CO2 et en moindre quantité, le méthane (mais qui, à quantité égale aurait un effet de serre de réchauffement 25 fois supérieur au CO2), émis par les animaux d’élevage notamment. Ces gaz à effet de serre ne laissent pas passer les rayonnements infra-rouge émis par la terre, ce qui réchauffe l’atmosphère. Ce réchauffement provoque la fonte des glaciers et de la banquise. Ces espaces assombris absorbent d’avantage les rayons solaires au lieu de les renvoyer, ce qui accroit encore le réchauffement. Le réchauffement fait dégeler des masses énormes de gaz méthane, emprisonné dans le sol gelé des steppes nordiques (le pergélisol). Ces émissions supplémentaires emballent encore le phénomène. Mais le phénomène s’accélère aussi parce que, même si les émissions s’arrêtent, les gaz à effet de serre perdureront des centaines d’années dans l’atmosphère. Même si les émissions ralentiront dans 50 ans, quand on aura presque plus de pétrole, il sera bien trop tard pour agir.
On mesure que la température moyenne globale de notre planète s’est élevée (+ 0,74°C depuis 1850). Pour ne pas dépasser les 2° au delà desquels le phénomène s’emballera irréversiblement, il faudrait que, demain, toutes les centrales électriques au charbon (40% de la production) cessent de fonctionner. Impensable.
Mais surtout, le réchauffement entraîne un bouleversement du climat. Ces dérèglements vont assécher les régions les plus arides notamment le pourtour de la Méditerranée et accroître les précipitations sur les régions humides, notamment sur les champs de céréales des pays nordiques.
Ces phénomènes climatiques seront inévitablement la cause d’immigrations massives, et probablement de révolutions et de guerres.

Il faut donc que chaque état, que chaque ville, que chacun de nous mettre tout en œuvre pour diminuer ses émissions rapidement et dans un facteur 2 (au moins) pour les Français. Tel devrait être l’objectif des Plans Climat, comme celui que prépare la ville de Lyon.

 

L’apolitisme du Comité d’Intérêt Local

En passant

Dans ses statuts, notre CIL rappelle qu’il est et doit être apolitique.
L’apolitisme, c’est n’afficher aucune opinion politique et se tenir en dehors de la lutte politique (définition du Petit Robert).

Cette définition permet aux membres d’un Comité d’Intérêt Local de soutenir que leurs actions dans le CIL sont vraiment apolitiques, quelles que soient leurs opinions et par ailleurs leurs actions éventuelles locales ou nationales.

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Où stationner près de la place des Pavillons

En passant

pendant et après les travaux de Fontenay ?

No parking, no business

Selon une étude de 2012 par la SERL, 72% des achats de Gerland se font hors du quartier. Comme le préconise les Plans (Schéma de Cohérence Territoriale notamment), pour des raisons écologiques, le Comité d’Intérêt Local Gerland Guillotière défend le commerce local, plutôt que les déplacements vers la banlieue, pour faire des courses.

Le parking (gratuit) de la rue Debourg était utilisé largement par les clients des commerces de la place des Pavillons, pour faire leurs courses, déjeuner, se faire coiffer. Il vient de disparaître définitivement. Continuer la lecture

Synchroniser les feux pour réduire les congestions de l’avenue Leclerc

En passant

Ayant constaté que l’extrémité de l’avenue Leclerc est embouteillée matin et soir dans le sens Nord Sud sur des centaines de mètres, pendant près de 5 heures par jour, à cause d’une séquence de feux qui ne laissait l’accès au rond Point Tony Garnier, pas plus d’une 15aine de secondes chaque 90s,  A plusieurs reprises depuis près de 3 ans, le CIL Gerland Guillotière a demandé à la municipalité d’améliorer le plan de feux du rond point. Continuer la lecture

Effacement des TAGs sur les immeubles

En passant

Il est possible de souscrire auprès de la municipalité un contrat « façade nette », une sorte d’assurance « anti-tag ».
Suite à une intervention de Michaël Vialle lors du CICA de Septembre 2013, nous avons obtenu de la part du service Gestion Urbaine de Proximité de la Ville que les tags déplaisants sur un immeuble place St Louis soient effacés prochainement. Une proposition de contrat « façade nette » sera cependant proposée à la régie qui gère l’immeuble concerné.

Quelle identité pour le quartier de Gerland ?

En passant

L’identité de Gerland

Les habitants de Gerland demande que les nouveaux quartiers soient construits autour de places, coeur de vie, chacune avec un parking proche, des commerces de proximité quotidiens (épicerie, boulangerie, boucherie-charcuterie (2 boucherie Hallal seulement à Gerland), poissonnerie, pressing, presse), ou même d’autres comme un coiffeur, un distributeur de billets, un magasin d’habillement de chaussures (absents à Gerland), une école du quartier, des arbres variés, des jeux à l’ombre pour les enfants et des bancs pour les parents, des terrasses de cafés et de restaurants. Continuer la lecture