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Prolongement du T1 par le T6 depuis Debourg, direction les hôpitaux

Lors de la consultation du public, de nombreuses observations sur le trajet initial et de nombreuses variantes améliorant le projet initial ont été proposées, mais rien n’a changé dans le projet présenté maintenant à l’enquête publique.

La fréquentation sur le trajet Gerland-Hôpitaux ne justifie pas un tram

Les prévisions de fréquentation de ce tram T6 sont de 24 000 voyages (aller ou retour) par jour. Ce serait alors la fréquentation la plus faible parmi celles de tramways actuels, après celle du T3 (environ 45000 voyageurs en moyenne, de 20 000 à près de 60 000 voyages quotidiens pour le T1). En comparaison, rappelons par exemple que le bus C3, malgré son irrégularité transporte par jour 55 000 passagers.

Cela n’a rien de surprenant, quel que soit l’intérêt de raccorder les hôpitaux par tramway. En effet, ce tronçon de ligne ne relierait pas 2 points stratégiques de la cité et n’en traverserait aucun. De plus, le trajet prévu est court, compliqué, sinueux dont lent. Il croise diverses lignes de tramway existantes. Ce tramway va de plus accroître les congestions sur et autour de son parcours et donc la pollution associée, ce qui rend le projet anti-écologique. On peut donc valablement s’interroger sur l’intérêt de remplacer le C22 sur son trajet Debourg – Hôpitaux pour lequel on a construit récemment un site propre par un tramway pour lequel il va falloir reconstruire un site propre différent.

Fréquentation selon SYTRAL /an /jour
T1 20 858 028 57 145
T2 19 622 669 53 761
T3 7 187 337 19 691
T4 9 872 994 27 049
T6 8 760 000 24 000
Moyenne 16 500 000 45 205

 

Pourquoi une liaison contradictoire au SCoT ?

Gerland est bien relié au centre des quartiers de la rive Gauche, moins bien au reste de l’agglomération.
Le SCoT prévoit une liaison entre Gerland et La Doua. Ceci n’est pas un argument pour créer cette ligne T6, car la prolongation Nord-Sud de la ligne T6 jusqu’à la Doua se heurtera à des difficultés techniques quasi insurmontables.

Le DOG (documentation d’Orientations Générales) du SCoT identifie Gerland. comme : « site d’agrafe urbaine ». « Ces sites sont des lieux privilégiés du renforcement des liens urbains et sociaux entre le Centre et les bassins de vie alentours. Leur aménagement nécessite de limiter l’effet de coupure généré par une infrastructure routière ou un obstacle naturel. »

Pourquoi pas une meilleure solution qu’un tram ?

Le tram n’est pas le moyen idéal pour relier Gerland aux hôpitaux et à la Doua.

  1. Le bus C22 relie entre Gerland et l’hôpital Edouard Herriot et circule sur une voie aménagée en site propre. La ligne n’est pas saturé ;
  2. Remplacer ce bus par un tram en détruisant des aménagements récents est une solution trop coûteuse, compte tenu des aménagements de voirie complémentaires (plus de 20M€/km) ;
  3. Le tram utilise des voies sur des chaussées conçues pour la circulation automobile et y provoque des congestions. C’est un comportement criminel, car les bouchons provoquent une multiplication par 2 à 10 des émissions de pollution, laquelle tue 10 fois plus de citadins que les accidents de la circulation ;
  4. Le trafic annoncé est trop faible (25 000 voyageurs/ jour, comparé au 55 000 de la ligne de bus C3) ;
  5. une solution alternative de transport, moins coûteuse n’a pas été étudiée.

Nous parlons d’une télécabine débrayable, qui conformément à l’objectif du SCoT relierait Gerland et la Doua par le périphérique sur toute sa longueur, solution qui présenterait de nombreux avantages : Moyen écologique, 3 fois moins coûteux que le tram, sans attente, peu d’empreinte au sol, une capacité équivalente (3000 voyageurs / heure), une vitesse commerciale équivalente (20km/h), qui ne créerait ni gêne ni bouchon.

Exemple de télécabine (Lisbonne)

Exemple de télécabine (Lisbonne)

Cette solution, qui répond à l’objectif du SCoT devrait absolument être sérieusement étudiée.

Pourquoi un parcours de tortillard ?

Si, malgré tous les inconvénients énoncés, après toutes les solutions alternatives étudiées, le Sytral veut absolument s’obstiner à créer cette ligne T6, il conviendrait d’en changer la conception et le parcours, pour en accroître l’efficacité et en diminuer le coût à la charge des contribuables lyonnais :

Inconvénients du parcours actuel:
⇒ Le parcours actuel est un vrai tortillard ;
⇒ Il empruntera la gauche de la chaussée sur la rue Debourg et Barbusse, alors que la voie récemment aménagée est à droite ;
⇒ le virage au carrefour Barbusse – Francis de Pressencé, est plus qu’ angle droit et donc compliqué ;
⇒ L’avenue Mermoz est la seule voie qui reste aux véhicules particuliers pour sortir de Lyon, sans trop de difficulté. En diminuer le débit va provoquer des embouteillages gigantesques ;
⇒ Le boulevard Pinel est une zone peu dense et peu fréquentée (Mosquée mise à part),
⇒ Au-delà du boulevard Pinel, la prolongation vers la Doua se heurte à des difficultés techniques.

Proposition de parcours alternatif

  1. Terminus Ouest à Suchet et non à Debourg, avec partie commune avec la ligne T1
  2. Utiliser alors la voie actuelle du bus à droite, avenue Henri Barbusse, en évitant le virage compliqué au carrefour Barbusse – Francis de Pressencé,
  3. Bénéficier de la largeur de la rue Caseneuve, actuellement peu fréquentée, pour l’emprunter jusqu’à l’avenue Berthelot (parcours de la variante « Grange Blanche ») ;
  4. Terminus Est : à proximité d’Edouard Herriot, en correspondance avec la ligne T2.

Ce parcours ne présente aucune difficulté.

L’accès aux hôpitaux Est devraient être à nouveau étudiées par le SYTRAL sous la forme d’un parcours alternatif de ligne T2.

Les difficultés d’exploitation, d’insertion du T1 sur le parcours du T2 et d’interconnexion, qui ont fait écarter cette variante par le SYTRAL n’existeraient plus.

Conclusion

Le T6 ne répond pas à une exigence économique.

Il ne répondra pas à l’objectif du SCoT de mieux relier Gerland à la Doua.

L’étude de solutions plus innovantes et plus intéressantes de transports a été occultée.

Le parcours tortillard choisi aura pour effet majeur de congestionner des artères essentielles et donc de multiplier la pollution délétère, déjà excessive à Lyon, déjà menacée de lourdes amendes 100M€/an par l’Union Européenne et dont les coût n’a pas été intégré dans le projet).

Les parcours alternatifs (T2) n’ont pas été analysés avec des options plus simples.

Où stationner près de la place des Pavillons

pendant et après les travaux de Fontenay ?

No parking, no business

Selon une étude de 2012 par la SERL, 72% des achats de Gerland se font hors du quartier. Comme le préconise les Plans (Schéma de Cohérence Territoriale notamment), pour des raisons écologiques, le Comité d’Intérêt Local Gerland Guillotière défend le commerce local, plutôt que les déplacements vers la banlieue, pour faire des courses.

Le parking (gratuit) de la rue Debourg était utilisé largement par les clients des commerces de la place des Pavillons, pour faire leurs courses, déjeuner, se faire coiffer. Il vient de disparaître définitivement. Le super marché Casino se déplacera sur cet emplacement et des logements à 50% sociaux seront construits. Le parking gratuit actuel n’existera plus pendant la durée de la construction (2 ans environ) et sera remplacé par un parking de taille équivalente (120 places).

Or deux questions essentielles pour les commerces locaux et les habitants clients se posent:
Pendant toute la durée des travaux, où stationnera t-on pour faire des courses ?
A terme, de quelle franchise de temps bénéficiera le parking de remplacement pour permettre aux clients de Casino et du quartier de faire leurs courses ?

Sur le premier point, apparemment rien n’a été prévu par la mairie.
Il ne faut donc pas s’étonner que les habitants et les commerçants qui n’avaient pas été consultés sur cette disparition de 100 places de stationnement pendant au moins 2 ans et qui ont appris le problème lors de la présentation  concernant les évolutions du quartier, assurée par la Mairie de Lyon et Loïc Graber, soient très inquiets à la fois de l’absence de solution provisoire et des incertitudes sur le coût du stationnement dans la solution définitive.

Rappelons que le CIL Gerland Guillotière réclame un bien plus grand parc relais (1000 places) près de la Station de Gerland qui permettrait d’éviter que les pendulaires, venant du Sud, rive Gauche et de l’Est, n’utilisent les places de stationnement du quartier pour prendre le métro, alors qu’aucun projet précis n’intègre cette amélioration indispensable, conforme aux prescriptions des Plans.
Nous sommes d’accord sur le fait qu’il faut éviter les voitures ventouses, mais en même temps, pour que les commerçants vivent et continuent d’exister localement, il conviendrait de permettre aux habitants (dont de plus en plus de personnes âgées) d’utiliser un véhicule pour revenir chargés de leurs courses.
La solution que nous réclamons est simple et peu coûteuse : un contrôle du stationnement (ticket ou zone bleue) avec une franchise si possible d’une heure et demi, place des Pavillons, rues Debourg et Mérieux, etc. Malheureusement, la ville de Lyon refuse, alors que cette solution instaurée par le maire d’Oullins Noël Buffet donne entière satisfaction par exemple Place de l’église.

A moins que soient créés provisoirement une centaine de places de parking de substitution dans le quartier, Gerland Commerces, en association avec  le CIL Gerland Guillotière a déposé une pétition auprès des commerçants du quartier des Pavillons pour demander cette franchise de temps.

 

Synchroniser les feux pour réduire les congestions de l’avenue Leclerc

Ayant constaté que l’extrémité de l’avenue Leclerc est embouteillée matin et soir dans le sens Nord Sud sur des centaines de mètres, pendant près de 5 heures par jour, à cause d’une séquence de feux qui ne laissait l’accès au rond Point Tony Garnier, pas plus d’une 15aine de secondes chaque 90s,  A plusieurs reprises depuis près de 3 ans, le CIL Gerland Guillotière a demandé à la municipalité d’améliorer le plan de feux du rond point.
Rappelons que selon l’OMS, la pollution (en grande partie générée par les embouteillages) provoque 40 000 décès prématurés (soit plusieurs milliers par an sur Lyon) et que selon une étude réalisée par l’institut de recherche CEBR, les embouteillages coûteraient chaque année près de 6 000M€ aux Français.

Aux demandes faites en CICA, nous n’avions obtenu que des réponses dont nous nous sommes interrogés sur la pertinence : les piétons ne pourront plus passer, ce sera dangereux, ça va bloquer d’avantage la circulation Est Ouest, il faut attendre de faire un couloir de bus, etc.

Nous avions même fait alors une simulation d’un séquencement des feux tricolores de Tony Garnier, visible sur ce site cil-gerland-guillotière.fr pour démontrer la faisabilité et l’intérêt de notre demande.

Récemment, suite à la mise en place du couloir de bus, nous avons constaté que les embouteillages avaient, comme par enchantement énormément diminué. Certes, cela n’est pas dû à l’existence du couloir de bus, qui divise par 2 le débit de l’avenue Leclerc. Nous avons alors constaté que le plan de feux dont nous proposions le principe pour éliminer les congestions et synchroniser l’avenue Leclerc avait été adopté et était émis par CRITER. Nous tenons à remercier les services concernés de s’être enfin penché sérieusement sur la question, même s’il a fallu subir pendant tant d’années les émissions de microparticules, même si la synchronisation a été conçue surtout pour accélérer le parcours du bus C60, qui passe toutes les 15mn et profite de la flèche orange pour passer ces 2 feux suivants sans s’arrêter, à la condition toutefois de ne pas desservir d’arrêt sur l’Avenue Leclerc (c’est à dire de ne pas servir à grand chose). Les piétons peuvent encore traverser et les automobiles respectent maintenant la limitation de vitesse à 50 km/heure sur l’avenue Leclerc, Nous avons d’ailleurs salué ce progrès dans le n° 2 de notre gazette !

Comme nous l’avons demandé, l’ancien plan de feux n’est plus utilisé.

Comme le montre les observations sur le terrain, une bonne synchronisation diminue spectaculairement les bouchons et sécurise la circulation.

 

On constate cependant que les embouteillages apparaissent dès que le pont Pasteur est un peu congestionné.

Pour améliorer la situation, le CIL Gerland Guillotière, a rappelé en Conseil d’arrondissement consacré au CICA, la liste complémentaire des propositions pour réduire la durée des congestions, notamment :

  • Prévoir des plans de feux avec une période notablement allongée en période de congestion (coût nul), sur le rond Point et toutes les voies adjacentes ;
  • Passer le pont Pasteur à 3 voies pour évacuer le 7ème (et donc à 2 voies pour entrer dans ce quartier), à moins que d’instaurer une voie centrale dans le sens Ouest-Est le matin et Est-Ouest le soir ;
  • Instaurer un « Tourne à droite » par flèche clignotante depuis l’avenue Leclerc, avec un élargissement de l’avenue Pasteur (accès au Pont), pour permettre la fusion des files de voiture sur l’accès au pont ;
  • Synchroniser les voies évacuant le rond-point, sur les feux du rond point  (Debourg, Tony Garnier et pont Pasteur);
  • Permettre l’accès à l’avenue Tony Garnier sans passer par le rond point Tony Garnier, depuis le Boulevard Yves Farges, via la rue Merieux, en la mettant en sens unique du Nord vers le Sud (suite à cette demande, elle a été mise à double sens sur une partie de sa longueur, ce qui est une amélioration, mais loin du compte) ;
  • Réaliser un pont en sortie du périphérique, pour rejoindre l’A450.

 

Effacement des TAGs sur les immeubles

Il est possible de souscrire auprès de la municipalité un contrat « façade nette », une sorte d’assurance « anti-tag ».
Suite à une intervention de Michaël Vialle lors du CICA de Septembre 2013, nous avons obtenu de la part du service Gestion Urbaine de Proximité de la Ville que les tags déplaisants sur un immeuble place St Louis soient effacés prochainement. Une proposition de contrat « façade nette » sera cependant proposée à la régie qui gère l’immeuble concerné.

Quelle identité pour le quartier de Gerland ?

L’identité de Gerland

Les habitants de Gerland demande que les nouveaux quartiers soient construits autour de places, coeur de vie, chacune avec un parking proche, des commerces de proximité quotidiens (épicerie, boulangerie, boucherie-charcuterie (une seule boucherie Hallal à Gerland), poissonnerie, pressing, presse), ou même d’autres comme un coiffeur, un distributeur de billets, un magasin d’habillement de chaussures (absents à Gerland), une école du quartier, des arbres variés, des jeux à l’ombre pour les enfants et des bancs pour les parents, des terrasses de cafés et de restaurants.

Ces places pourraient être des lieux avec avec une identité architecturale forte et ambitieuse. L’ambition serait que des architectes de talents proposent une architecture qui évoque glorieux passé de Lyon de façon, sans doute plus remarquable que celle de l’image ci-dessous qui rapelle la remarquable Renaissance lyonnaise.

Exemple de place

Exemple de place

Inspirons-nous de quelques places qui font la gloire des grandes cités Européennes. En effet, quand on parle de métropoles européennes, on cite leurs centres ou places leur conférant une identité notoire.
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La pollution dans le 7ème

L’organisme Air-Rhône Alpes publie sur son site http://www.air-rhonealpes.fr/ les relevés en temps réel, journalier, mensuels, annuels de la pollution, avec des cartes à l’appui.
Voir par exemple : la carte de pollution en oxyde d’azote et la carte de pollution en particules fines dégagées notamment par les véhicules diesel dépourvus de pots à filtre à particules.

La pollution dans le sud de Lyon (axe Nord-Sud et voies affluentes notamment le rond point Tony Garnier) dépasse les seuils autorisés par l’Union Européenne, entre 10 et 69 jours par an, selon le vent, généralement en soirée, notamment lorsque les « pendulaires » regagnent leur domicile après une journée de travail. Il y a donc une corrélation notable entre les ralentissements de la circulation et la pollution. Rappelons qu’en France, la pollution tue 10 fois plus de personnes que les accidents de la route.

Il appartient donc à la municipalité, à Lyon et au Grand Lyon de tout mettre en œuvre pour éviter les bouchons. Quant au CIL, il étudie et propose des solutions concrètes dans ce sens, concernant le quartier, en espérant que la municipalité finira par les entendre.

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